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La Société internationale de neuro-psychanalyse a été officiellement fondée en 2000 à Londres dans le but de « promouvoir le travail interdisciplinaire entre les champs de la psychanalyse et des neurosciences ». Elle compte actuellement environ 400 membres, regroupés en 25 groupes régionaux de spécialistes. La Société édite le Journal, au rythme de deux numéros par an depuis 1999. Dans son argument, on peut lire:
« L'objectif de ce Journal est de créer un dialogue continu dont le but est de réconcilier les perspectives psychanalytique et neuroscientifique de l'esprit. Cet objectif est basé sur l'hypothèse que ces deux disciplines divisées par leur histoire poursuivent, en dernière analyse, la même tâche, à savoir “parvenir à rendre la complexité du fonctionnement mental intelligible en en disséquant les fonctions et en assignant ses différents aspects à des parties différentes de l'appareil psychique” (Freud, L'interprétation du rêve). Malgré le fait que psychanalyse et neurosciences ont approché cette importante tâche scientifique à partir de perspectives radicalement différentes, l'unité sous-jacente de leur démarche est devenue de plus en plus évidente ces dernières années, à partir du moment où les neuroscientifiques ont commencé à investiguer ces “complexités du fonctionnement mental” qui étaient traditionnellement l'apanage de la psychanalyse. »
Ainsi, la Société et son Journal se donnent comme buts de:
« 1 / faciliter le dialogue scientifique et le débat entre neuroscientifiques et psychanalystes, 2 / former des psychanalystes et des neuroscientifiques sur des thèmes d'intérêt commun, 3 / fournir un moyen pour communiquer les résultats des recherches interdisciplinaires en neurosciences et psychanalyse. »
La Société internationale de neuro-psychanalyse organise un congrès annuel sur des thèmes d'intérêt commun entre psychanalystes et neuroscientifiques: en 2000, sur l'émotion; en 2001, sur la mémoire; en 2002, sur la sexualité