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Ce livre célèbre le mariage de deux sciences, la psychanalyse et la philosophie, qui sont les domaines dans lesquels sont spécialisés ses auteurs, tous deux italiens, Dina Vallino et Marco Macciò.
D. Vallino est, parmi les psychanalystes et les auteurs italiens, une des plus connues dans son pays, mais encore peu connue à l'étranger. Le rôle de pionnier de la psychanalyse infantile qu'elle a eu en Italie fait d'elle un point de repère, non seulement pour la formation de nombreux analystes infantiles, mais plus encore pour la réflexion théorique. Sa pensée se situe dans le contexte de l'école psychanalytique du « Centro milanese di psicoanalisi » qui trouve en elle et en Antonino Ferro ses représentants les plus importants. Les références culturelles sont celles du modèle de développement bionien, et en particulier celles de Klein et de Bion, ainsi que celles de Meltzer, de Martha Harris et de Betty Joseph. Mais, à la sphère théorétique bionienne et post-bionienne, D. Vallino ajoute ses propres pensées, dont certaines sont déjà visibles dans son précédent ouvrage, Raccontami una storia (Raconte-moi une histoire), qui décrit une technique particulière qu'elle a développée elle-même, dans laquelle la construction d'une narration commune permet à la psyché de l'enfant et à celle de l'analyste de se « toucher »: à partir de là on peut commencer une cure.
M. Macciò, philosophe et spécialiste d'histoire de la psychanalyse, est, entre autres, l'auteur de Il pendolo di Galileo (Le pendule de Galilée, Napoli, ESI, 2000), ouvrage dans lequel il démontre qu'il faut admettre que certains faits (surtout de nature expérimentale) s'imposent obligatoirement à la conscience, échappant à la volonté, donc aux expectatives et aux théories des sujets connaissants.