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Les rapports entre honte et culpabilité, et, d'un point de vue structural, entre le Surmoi, l'Idéal du Moi et le Moi idéal, ont fait l'objet de nombreux travaux et donnent lieu à un intéressant débat autour des rôles et fonctions de ces instances. Mais, au-delà du débat, une certaine confusion entoure ces concepts, confusion à laquelle Freud a participé, notamment en utilisant les termes « Idéal du Moi » et « Surmoi » de façon interchangeable et en leur attribuant au gré de différents textes des fonctions divergentes.
Plusieurs auteurs se sont attaqués à la tâche fondamentale qui consiste à différencier et à décrire les spécificités du Surmoi et du Moi idéal. Lagache a souligné l'ambiguïté existant non seulement chez Freud, mais aussi dans la théorie psychanalytique en général au sujet de ces concepts et se demandait si l'on devait considérer le Surmoi, le Moi idéal et l'Idéal du Moi comme des termes désignant une même structure, référant à trois structures différentes ou encore comme des sous-ensembles d'une même structure. Lagache a tranché pour la différenciation du Surmoi et de l'Idéal du Moi, faisant du second une sous-structure du premier et définissant le Moi idéal comme « un idéal narcissique de toute-puissance ». Plus tard, Chasseguet-Smirgel (1975) tentera aussi de préciser les rapports complexes entre ces trois entités. Elle prendra le parti d'un modèle maturatif qui place le Moi idéal et l'Idéal du Moi sur un continuum développemental. Puis, en 2003, André Beetschen et Claude Janin posent à nouveau des questions essentielles sur les rapports honte-culpabilité au cours du Congrès des psychanalystes de langue française de