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(Pour préserver la confidentialité, le récit des rêves de la patiente n'apparaîtra pas dans le texte qui suit. Il sera remplacé par la mention de la ou des représentations qui m'ont paru être les plus significatives du contexte transférentiel.)
« On ne renonce pas, on fait du troc »: ces paroles de Freud me sont venues à l'esprit tandis que je me débattais avec les notions d'indifférence et de neutralité pour ne faire que rebondir d'un paradoxe à l'autre. Il s'agissait de m'interroger, et c'est cette interrogation que je vous propose de partager, sur la nature et la valeur fonctionnelle de l'état d'indifférence que j'avais traversé dans la cure de Constance et qui avait largement contribué à dénouer une réaction thérapeutique négative serrée. Ce qui m'intéressait et avait motivé cette réflexion tenait dans une impression d'après-coup étrange – ou, plutôt, étrangement aiguisée – et récurrente dans la cure: celle d'avoir été à la fois aussi neutre que possible et aussi peu neutre que possible.
Dans la mesure où ce travail tourne autour d'un cas particulier, je parlerai à la première personne du singulier.
Je ne renonce pas à considérer que, quels que soient le dispositif de la cure et les aléas de celle-ci, la neutralité en reste un paradigme à la condition de tenir sa valeur de référence pour une valeur absolue au sens mathématique du terme. Je m'explique:
Il me semble que, lorsqu'on dit que la neutralité est illusoire mais qu'on doit s'efforcer d'y tendre, on en fait une simple valeur de référence: on postule l'existence d'un état de neutralité tel qu'il puisse servir de repère. Que cet état relève peu ou prou de l'illusion, cela ne m'importe guère. Ce qui m'importe est de pouvoir asseoir mon travail sur une exigence surmoïque qui, pour limite