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Il a beaucoup été discuté tout au long des interventions du colloque, de la valeur encadrante de la neutralité et de ses rapports évidents avec le Surmoi. J'ai retrouvé là ce que j'avais un jour évoqué du cadre comme gardien de l'analyste. Par ailleurs, l'accent a été mis sur le paradoxe sinon la contradiction de la notion de neutralité, particulièrement perceptible dans l'écart de sa prescription avec le déroulement « réel » de toute cure. Cet écart met l'accent, dans les aléas du contre-transfert, sur le conflit possible entre Surmoi collectif (en l'occurrence, la communauté analytique) et Surmoi individuel.
La plupart, sinon toutes les « vignettes » cliniques proposées pour illustrer la question de l'impossible neutralité témoignent de moments de cure dans lesquels la situation analysante est mise en crise, et tentent de rapporter « ce » qui est l'expression manifeste de la sortie de crise. C'est dans l'après-coup que vont s'élaborer les implications transféro-contre-transférentielles de l'épisode, et les constructions et adossements théoriques nécessaires à l'étayage de l'ensemble.
C'est sans doute la présentation de Michèle Jung-Rozenfarb qui m'a fait prendre conscience de deux évidences qui se retrouvent à l'identique dans les fragments cliniques rapportés aussi bien par Marie-France Dispaux que, plus incidemment, dans la présentation de Denys Ribas.
Reprenant la distinction plus heuristique que réelle apparue dans les débats, distinguant donc fonction encadrante et dimension intrapsychique de la neutralité, j'énoncerai ainsi ces deux évidences:
Dans le registre de l'intrapsychique, la neutralité peut être décrite comme le contre-transfert bien tempéré. Ce dernier accompagne les manifestations du transfert en participant de l'empathie de l'analyste qui les saisit intuitivement pour en faire le moteur de ses interprétations, sans pour autant qu'il lui soit