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Lors du Colloque de Deauville d'octobre 2006, nombre d'intervenants ont souligné combien le retrait de l'analyste, sa réserve, rêverie participante, est une condition de la projection par l'analysant de ses images internes et un aiguillon du transfert. Denys Ribas1 nous montrait à la lumière de la réflexion de Francis Pasche2 qu'il s'agit d'une position apophatique au sens où les néoplatoniciens chrétiens, notamment Denys le Pseudo-Aréopagite3, se réclamaient d'une théologie négative. La radicalisation de cette position apophatique réveille les angoisses de castration et mobilise les défenses fantasmatiques.
En effet, pour des patients chez qui les angoisses de castration sont organisatrices, c'est-à-dire aussi pour qui la constitution de l'altérité est en place, si l'autre s'efface, ils en souffrent peut-être, mais continuent à exister, à désirer, à penser, et des auto-érotismes ni trop mal constitués ni trop mortifères viennent en quelque sorte prendre le relais. Leur existence n'est pas menacée; le mouvement libidinal demeure aménageable.