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Écrire à propos de « souvenir, répétition et perlaboration dans la psychanalyse et la culture d'aujourd'hui » implique de relever un défi: celui de réexaminer de façon créative et à partir de la réalité actuelle de la psychanalyse les idées que Freud a formulées à l'époque de la grande boucherie que fut la guerre de 1914-1918, trouvant parmi l'horreur quelques éléments précieux pour penser la vie. Le Congrès de Berlin nous « convoque », quatre-vingt-treize ans plus tard, autour de ces idées; il nous réunit pour penser la psychanalyse et réfléchir sur la souffrance de l'être humain… à une époque où se répètent des horreurs semblables, dont seules les formes d'expression ont changé. Berlin est un lieu emblématique pour cette rencontre qui nous invite au souvenir, à la répétition et à la perlaboration. Cette ville nous dit que nous pouvons changer le cours du destin, non seulement à travers l'apparition du souvenir, mais aussi et surtout par la construction de quelque chose de nouveau, de différent: en ouvrant les portes, en « faisant tomber les murs », en frayant des chemins à la pulsion et aux possibilités de transformation qu'elle recèle.
D'autre part et d'un point de vue plus large, « le souvenir et la répétition » définissent dans leurs combinaisons et alternances des caractéristiques propres à chaque culture. La répétition se traduit également dans le social et le culturel en tant qu'effet d'un trauma qui, ne pouvant accéder à aucune forme de