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« Magnifique ! Cela a dû se passer exactement comme vous l'avez compris. Ma compréhension était paralysée par les soucis du cancer. »
Nul ne doute que le psychanalyste suffisamment analysé ne meure jamais, ne diminue jamais ni ne tombe malade, et cet article est donc inutile. L'intemporalité de l'inconscient lui donne l'éternité, et nous pouvons penser qu'il ne tient qu'à nous de faire de même. Il semblerait pourtant que la mort résiste à notre inconscience. Mais la maladie est peut-être pire: atteinte, diminution, incertitude, souffrance vécues passivement, subies. Qu'en faisons-nous, qu'en ferions-nous, qu'en ont fait les collègues dont les patients viennent nous voir après la mort de leur analyste? Il revient à Paul Denis d'avoir, récemment, explicitement posé ces questions sous l'angle du fantasme d'immortalité à l'œuvre chez l'analyste. Ce faisant, il a aussi exploré l'attitude de l'analyste face à la maladie.
Dans l'article saisissant de Paul Denis, sont posées à la fois la question de la maladie et celle du vieillissement du psychanalyste. Il montre avec cruauté les rationalisations avec lesquelles les psychanalystes justifient leurs urgences économiques psychiques personnelles face à la maladie et la mort. Qui pourrait