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Dans Malaise dans la civilisation, Freud envisageait qu'à l'avenir la psychanalyse devrait autant s'intéresser aux pathologies de la civilisation, en rapport avec le Surmoi collectif, qu'à celles de l'individu.
Aujourd'hui, c'est à partir de la souffrance des individus chez qui il a pu constater combien l'emprise de certaines idéologies les précipitait dans le désarroi, la violence et la misère sociale, que François Duparc va, tout au long de son livre, tenter de mettre en résonance l'homme en mal d'identité et la société en mal de démocratie, donnant tous les signes d'une pathologie collective.
Mal de la société ou mal des idéologies? L'homme est porteur en lui de ce malaise qui ne peut manquer d'interpeller le psychanalyste. Comment sont engendrées les idéologies? Sont-elles toutes néfastes au point de les qualifier de maladies de l'Idéal du Moi et du Surmoi collectif? Quel est leur pouvoir sur l'individu et comment peuvent-elles se mettre au service de la pulsion de mort? L'effondrement de certaines d'entre elles ne peut-il pas aussi favoriser le développement de pathologies? Quelle place l'idéologie peut-elle avoir dans la théorie psychanalytique? Autant de questions qui viennent nourrir le livre de F. Duparc, tout à fait riche d'enseignements.
Pour lui, les fantasmes originaires, articulés dans l'Œdipe, sont au cœur des problématiques de l'identité et des idéologies. F. Duparc nous montre qu'ils sont un outil de réflexion essentiel sous leurs diverses formes, des plus primitives aux plus élaborées, au point où il aurait pu tout aussi bien intituler son livre Fantasmes originaires et idéologies.