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L'ouvrage que nous offre Jean-Luc Donnet est marqué par une double contextualisation.
La première, manifeste, est objectale. Il s'agit de la dimension interanalytique que l'auteur affectionne tout particulièrement. Elle constitue une caractéristique de sa méthode de pensée. Il soutient en effet son dialogue intérieur par le biais d'un détour, un dialogue attentif, cordial et sans concession avec de nombreux auteurs, en particulier contemporains.
Une autre contextualisation, implicite, est déterminée par l'objet de son étude, et entre en isomorphie avec ce dernier. Elle relève en fait de ma lecture de son texte, lecture qui trouve avantage à articuler la métapsychologie de la situation analytique avec celle des scènes psychiques qui lui sont adjacentes, qui la bordent, en particulier le système sommeil-rêve et la scène amoureuseérotique. Certes, la situation analytique, scène intermédiaire, « transitionnelle » comme la qualifie J.-L. Donnet, se trouve habituellement rendre compte, par ses contenus, de ces scènes adjacentes. Mais ce qui m'a semblé préoccuper plus particulièrement l'auteur, c'est qu'elle tend aussi à les prolonger, à se soumettre à leurs attractions respectives et à les agir, risquant, dans le même temps, de disparaître elle-même. Centrée sur les procès psychiques et particulièrement la répétition, cette contextualisation est plutôt qualifiable de processuelle.
Dans les lignes qui suivent, ma méthode de lecture de la pensée de J.-L. Donnet va se dérouler selon ces deux voies combinées, toutes deux discriminatives et différentielles. Elles s'opposent ainsi à la tendance réductrice, régressive et meurtrière, qui voudrait faire perdre à notre conception de la