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Ce numéro est composé de quatre articles, très inégaux en volume et en contenu. Les trois premiers dérivent d'un colloque de la Société belge de psychanalyse sur « Corps et psychanalyse », qui a eu lieu à Ostende en février 2006. Le quatrième, qui occupe près de la moitié du numéro, porte sur une réflexion transculturelle sur l'hypothèse d'invariants, à la lumière d'une expérience clinique originale d'analyse de patients d'une culture par un analyste d'une autre culture.
Le premier article, de Jacques Delaunoy, par ailleurs directeur de la revue, s'intitule « Manger pour vivre ou vivre pour manger », en introduction au thème du colloque sur « Corps et psychanalyse ». L'auteur commence par une explication du choix du thème du corps, en se référant à l'inscription que Freud a toujours affirmée du psychique dans le biologique. Cet exposé didactique reprend les principales définitions, en insistant sur certains points précis, dont l' « hallucination de désir » (mais n'est-ce pas plutôt la satisfaction qui est hallucinée?), l'objet, la rencontre, et surtout la notion d'étayage, considérant que « ce concept possède bien ce caractère de pont entre corps et psychisme ». Il se termine sur des réflexions tournant autour de l'ambiguïté du terme « psychosomatique ».
Les deux articles suivants, toujours issus du même colloque, sont présentés comme des « vignettes destinées à illustrer la difficile question du statut de l'interprétation chez l'enfant et chez l'adolescent ».
Le premier, de Francine Delfosse, concerne « la place du corps dans les analyses d'enfant ». L'auteur insiste, dans son introduction, sur la nécessité d'une « expérimentation corporelle vécue et partagée avec le thérapeute » dans le cas des thérapies d'enfants. Elle se situe dans la ligne du courant de la « thérapie du développement » instaurée depuis les années 1960 autour de D. Flagey, qui met « particulièrement l'accent sur le rôle de l'investissement du corps et de la motricité dans la relation thérapeutique