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Dans son dernier livre, La haine et le pardon, Julia Kristeva écrit: « Je suis convaincue que l'écoute flottante de l'analyste procède par identification avec l'inconscient, avec ce que Merleau-Ponty appelle la Chair, chair de la personne, chair du monde, une sorte de tissage entre les pulsions et le réseau infini des liens humains, des connexions significatives que le sujet ne contrôle pas et qui nous échappent…. » Elle continue: « Communication d'Inconscient à Inconscient, de prépsychique à prépsychique, communication de dauphins si l'on veut, pour suggérer qu'il s'agit de sémiotique, de préverbal, de ce qui mobilise cependant nos capacités rhétoriques pour en donner une formulation communicable » (p. 311).
Dans son rapport au CPLF de 1995, la « Métapsychologie de l'écoute psychanalytique », Daniel Widlöcher écrivait que si l'écoute est d'abord accès à un niveau de signification, « c'est sans attention contrôlée que l'esprit s'avance dans ce réseau selon que la pensée qui s'exprime ouvre plus aisément la voie à ce qui se masque ou ce qui ce démasque » (p. 167).
« La découverte de l'Inconscient n'est pas seulement le résultat du travail psychique qui s'exerce entre le temps de la méconnaissance et celui de la reconnaissance, il faut prendre en compte ce travail lui-même… La métapsychologie est aussi la théorie de l'écoute qui fait émerger le sens… Il faut un temps pour repérer l'Inconscient comme présence/absence et un autre temps pour qu'une nouvelle manière de penser se laisse voir qui indique en même temps l'Entre-deux, moment de la découverte, c'est-à-dire le moment où l'interprétation se construit et éventuellement se dit » (p. 159).
Ainsi, il a développé une théorie d'une représentation inconsciente fondée sur la notion d'accomplissement hallucinatoire, présentation inconsciente