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Partons du rapport de Danon-Boileau (2007) parce que j'y vois un écart entre deux saisies de l'écoute psychanalytique et que cet écart me paraît à l'origine de débats qui occupent le champ de la psychanalyse et qui étaient implicites lors de notre précédent congrès, à Lisbonne, à propos de la théorie de l'objet interne.
Cet écart part de la nature de l'écoute psychanalytique de l'inconscient. De ce dernier, comment sommes-nous à l'écoute dans sa structure propre, celle du Ça? Dans une perspective première, nous sommes tentés, avec Danon-Boileau, de répondre négativement. L'inconscient du Ça serait un impensable, un « prépsychique », une force pure, celle du pulsionnel somatique. Notre écoute porterait sur des représentations, des formations psychiques, productives de sens, des représentations inscrites dans le Pré-Conscient du Moi: ce serait parce que l'appareil du Moi, producteur de langage, régresse à une forme primaire qu'il peut capter l'émergence de la force pulsionnelle et la transformer en effet de sens. Certes, avec la seconde topique, « quand les représentations inconscientes disparaissent pour laisser place aux motions pulsionnelles du Ça…, l'appareil psychique cesse alors d'être gouverné par les sens pour passer sous l'égide de la force ». Notre saisie de l'inconscient passerait (seulement?) par la répétition transférentielle et notre écoute serait celle de la perlaboration. Que deviendrait alors l'écoute de l'inconscient proprement dit, celui du Ça, sinon une manière que l'analysant – et l'analyste – auraient de mentaliser les motions pulsionnelles en les transformant en représentations?
Que reste-t-il alors de l'acte psychique inconscient? Dans la dernière partie de son rapport, Danon-Boileau reprend la question de l'écoute, à propos de celle de la sensation. Si l'acte psychique inconscient est issu non d'une image