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« Die sprache spricht (La parole parle) ».
Talking cure1, proposée par Anna O. dans les conditions que l'on connaît, sorte d'autoprescription, sera reprise par Freud comme paradigme de la méthode psychanalytique. Talking cure est porteur de facto, dans l'esprit de ce dernier, d'une double perspective: investigation et traitement de l'âme. De ce fait même, elle recèle, dès son origine, une profonde ambiguité marquée par la superposition de cette double perspective. De surcroît, la méthode analytique définie par la cure de parole s'avère être une cure par la parole qui se réfère à un dispositif technique particulier. Ce dernier trouve son effectivité grâce à un savoir-faire et grâce à l'usage intentionnel d'un certain nombre de règles, d'outils adaptés à la matière traitée, visant au déroulement du processus analytique. Le cadre, les interprétations sont, parmi d'autres, des éléments spécifiques de la technique. Le silence paradoxalement procède de ces principes techniques au sein de la talking cure et de son efficacité. Il favorise écoute et attention flottante. Intriquées, malgré ou grâce à un fort potentiel de conflictualité interne, méthode et technique concourent à créer cet outil unique propice à l'activité psychanalytique.
D'une parole toujours prête à être subvertie dans sa fonction signifiante par l'activité de l'Ics, lorsque le fort investissement pulsionnel de parole brouille, dans sa rencontre avec la censure, le contenu de l'énoncé et le rend