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« … Je crois aussi que mon vieil idéal de “terminer l'analyse” arrive ainsi à se réaliser, ce par quoi ma contribution à la technique de la psychanalyse sera vraisemblablement close. (Peut-être m'adonnerais-je alors, n'étant plus dérangé par ces questions pratiques, aux problèmes théoriques qui m'intéressent bien plus.) »
Si le concept de fin de cure peut donner l'impression d'une démarcation tranchée entre l'avant et l'après, à s'y arrêter, on ne peut que prendre la mesure de la complexité d'une notion qui se présente plutôt comme un état de fin de cure. Cet état survient à un moment significatif d'une succession de mouvements transformationnels des processus inconscients dans le travail de l'analyse. Et ce qui semble spécifier ce moment, c'est une sorte d'exigence interne et naturelle du processus qui s'oriente désormais vers une action: celle de mettre fin au cadre de la cure.
À l'entendre d'emblée dans sa valeur symbolique qui renvoie à une dimension temporelle de couronnement, de terminaison et de frontière, la notion de fin de cure inclut aussi en elle le commencement, le renouveau qui lui succède. Dans cette valeur symbolique, la fin se situerait dans un ordre positionnel, précédée par un « avant la fin » et suivie d'un « après la fin », d'un « après l'analyse… »1. La fin de cure est ordonnée par un processus préalable qui lui donne sens; cette fin serait la suite qui marque, dans le temps, la valeur de ce processus. Elle est également la porte d'entrée d'un état auto-analytique, une sorte de « pilotage automatique » qui marque la période de l'après-analyse.