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Réfléchir sur la terminaison d'une cure suppose, bien sûr, plusieurs questions. En premier lieu, celle de la constitution dans le cours de la cure d'un processus analytique. Celui-ci a-t-il vraiment été établi? S'est-il développé? Dans quel sens, vers quels buts, à travers quels mouvements? Comment, pourquoi et avec quels critères peut-on envisager d'y mettre une fin?
Deuxième question: par quel biais penser que peut se terminer ce qui en principe ne concerne que des variations de quantités et de qualités dans la mouvance psychique? Ce n'est pas seulement à considérer que l'auto-analyse prolongera et continuera le travail à deux que l'on donne une réponse à ce problème. Peut-être faut-il aborder la question surtout en termes de déplacement des investissements suite aux remaniements fonctionnels, voire structurels, des deux unités de la dyade analytique, plutôt que de centrer l'attention sur la terminaison des croisements du transfert et du contre-transfert.
Un troisième point concerne le sens d'une démarche curative. Entreprise à la suite d'une demande qui vise un espoir de mouvements progrédients chez le demandant, nous savons bien que le procès rencontre très vite des cheminements qui renversent cet espoir, et même peuvent l'anéantir.
Mais quand un travail élaboratif annonce l'assouplissement des résistances et la récession des motions régressives, il est encore nécessaire de prévoir un deuxième temps relatif aux procédés négativants qui conduisent de la désidéalisation