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« Il était au bord du rien, il réfléchissait à ce qui allait suivre. »
La rareté des écrits concernant le thème de la dernière séance1 constitue une énigme singulière qui tranche avec la luxuriance des écrits portant sur la question de la fin de l'analyse. Toutefois, fin de l'analyse et dernière séance soulèvent des questions qui, si elles se superposent, s'intriquent nécessairement, mais ne se confondent pourtant pas! Peut-être est-ce l'extrême difficulté à évoquer l'une, sans aborder l'autre. Faut-il y voir là les raisons de ce premier niveau de résistance qui s'oppose au développement d'une réflexion sur le thème de la dernière séance? Y a-t-il une spécificité propre à la dernière séance ou, plus largement, aux dernières séances? À ces incertitudes et interrogations s'ajoute la manière suffisamment insolite et tautologique dont Freud évoque la question de la fin de l'analyse pour, de mon point de vue, obscurcir le débat et opérer, peut-être, un deuxième niveau de résistance. Freud souligne, avec une pointe de dérision: la fin est essentiellement définie par la volonté des deux protagonistes de ne plus se retrouver à l'heure habituelle et aux dates prévues. L'évidence ainsi affichée est trompeuse; ne camoufle-t-elle pas la complexité, en éludant la nécessaire tâche de clarification qu'impose ce sujet difficile? Dernière séance, fin de l'analyse recouvrent implicitement, qu'on le veuille ou non, un thème fort embarrassant hors de notre propos, mais si proche: celui du temps de l'évaluation du travail effectué au regard des idéaux et des représentations-buts de l'analyste, alourdi par les références surmoïques transmises selon les modèles institutionnels en vigueur. La dimension quelque peu provocatrice de la formule de Freud, inhabituelle quant au style, pèse probablement