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« L'analyse avec fin, c'est pour certains la fin de tout. »
« E… a enfin terminé sa carrière de patient en venant passer une soirée à la maison. »
Une poignée de mains un peu plus appuyée que d'ordinaire, un échange de regards peut-être moins neutre, quelques paroles inédites prononcées sur le pas de la porte, avec une pointe d'émotion comme par exemple, côté analysant: « Merci encore! », « Je peux vous téléphoner? », « Vous écrire? », ou, côté analyste: « Bonne continuation… », « Donnez-moi de vos nouvelles… », « Je reste à votre disposition… ». J'évoque ce qui me vient à l'esprit, ce que j'ai pu dire parfois et aussi entendre, dans ces moments d'étrangeté où j'ai raccompagné un patient pour la dernière fois. Ce jour-là en effet, après une séance à peine différente des autres (le maintien du cadre jusqu'à la dernière minute dans sa fonction de Surmoi auxiliaire, disait Serge Viderman), ce jour-là, analyste et patient se séparent pour la dernière fois, l'analyse est terminée (au sens manifeste): c'est la dernière séance! Une séance à peine différente, et, pourtant, quelques signes inévitables souvent vont s'actualiser de part et d'autre. Même a minima, ils traduisent des agirs transféro-contre-transférentiels.
Me reviennent en mémoire quelques dernières séances1. Certaines me sont apparues comme de véritables séances de fin de cure selon des critères souvent évoqués. D'autres, à coup sûr, ne sont pas de bonnes fins. Mais