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« Chaque individu est non seulement unique, mais à chaque instant différent de ce qu'il fut l'instant précédent et de ce qu'il sera dans l'instant qui suit. À l'inverse d'une machine, il s'inscrit dans la durée d'une histoire, bref, il n'est jamais parfaitement défini en tant qu'objet (…) permanent. »
« Si nous sommes si peu performants au niveau thérapeutique, apprenons-nous au moins pourquoi on ne peut pas l'être d'avantage. »
Depuis Freud, aborder la question de la fin d'analyse nécessite, chaque fois, une définition précise de la finalité de la cure. Sans reprendre ici cette discussion, j'avancerais l'hypothèse que la fin de la cure, dans la double signification du terme et de la finalité de celle-ci, nous confronte à son articulation avec l'inédit1 et les limites.
La fin de la cure sera le produit, inédit par excellence, de l'analyse, fin qui, du latin finis, signifie « limite » et « but », fin d'existence et accomplissement. Si le but de l'analyse est d'être menée à bien, cette perspective existe dès les premiers entretiens et constitue même un critère décisif de l'indication. La signification de « limite » est plus complexe, car elle indique une orientation vers la