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Il est intéressant de constater que, dans la littérature analytique, le thème de la relation fraternelle est assez peu développé. Peut-être en est-il ainsi parce qu'il se situe à la limite du champ de la cure et du champ socioculturel. Lorsqu'il est appréhendé, c'est sous l'angle du déplacement œdipien. En effet, chez nos patients, l'importance de la fratrie et leur développement identificatoire se trouvent comme ramenés à l'assise œdipienne.
On peut alors se demander dans quelle mesure ce déplacement à valeur progrédiente sur les frères ou sœurs s'inscrit dans la structuration postœdipienne, et dans quelle mesure c'est un point d'appel pour les régressions.
Le poids initial des notions de régression et de fixation est lié chez Freud à la référence biologisante avec la conception du développement de la libido vers l'avant et vers l'arrière. Dès lors que dans la théorisation freudienne une place plus importante est prise par la fixation à des objets, cette dimension biologisante se remanie: il est alors moins question des zones érogènes et plus de la relation d'objet.
Dans sa conférence XXII de 1917, il rappelle que la fonction de la libido subit un long développement avant d'atteindre son aboutissement normal au service de la reproduction. Dans le cadre du conflit psychique, il décrit ainsi les différents facteurs de l'étiologie des névroses: un premier facteur prédisposant interne, la fixation de la libido avec ce que cela implique d'adhésivité libidinale; un deuxième facteur, celui-là accidentel externe, la privation ou la frustration de la satisfaction libidinale qui tend à susciter la régression; et un troisième facteur, l'antagonisme entre le Moi en proie au refoulement et la libido fixée, antagonisme qui va réaliser le conflit névrotique. Dans le cadre de cette première théorisation, écrit-il, le Moi peut aussi « s'accommoder de cette fixation de la libido, auquel cas il devient, dans une mesure correspondante à celle-ci, “pervers ou, ce qui revient au même, infa