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Dans le courant bibliographique contemporain autour du sujet de la neuropsychanalyse, nous pouvons observer l'apparition d'une série d'articles et d'ouvrages axés sur l'aspect clinique de la relation entre les neurosciences et la psychanalyse. Quoique encore « pauvre » (L. Ouss-Ryngaert, 2007), cette littérature s'avère être un champ de recherche privilégié. Dans cet article, nous essaierons d'aborder la question de la valeur scientifique de la psychanalyse et de sa relation aux neurosciences par rapport à ce que constitue principalement la psychanalyse, une praxis et une relation clinique (Georgieff et Jeannerod, 2000; Georgieff, 2007). Ma proposition est que le transfert, la polysémie qui le caractérise et qui le forme, oscillant du champ du somato-sensoriel et du perceptif à celui du représentatif et de l'hallucinatoire, est l'analogue et l'expression d'un ensemble dynamique de processus cérébraux. Basée sur l'étude du transfert et de l'apport de données cliniques et de recherche, l'approche proposée se réfère à un champ organisateur de processus liants et de contrepoints, entre la réalité psychique et la réalité extérieure, ainsi qu'entre le psychisme et le corps.
Je pense que la valeur thérapeutique ou de recherche de la psychanalyse s'étaie sur un fonctionnement fondamental de l'entité somato-psychique, du psychisme ainsi que du système nerveux. Ce fonctionnement est révélé et élaboré à travers la théorisation métapsychologique et surtout le travail clinique. Jean