You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ce numéro dédié au contre-transfert est une vaste mise en garde contre la méconnaissance du pubertaire non analysé chez l'analyste, son impact sur le contre-transfert et l'interprétation du pubertaire chez le patient. La revue surprend par sa variété entre hommage à l'œuvre de James Gammil, articles cliniques et interprétations théoriques de l'œuvre de Freud.
La constante référence à l'œuvre de Philippe Gutton pourrait gêner si d'emblée dans son article d'introduction ce dernier ne nous mettait au fait de sa réflexion vivifiante sur « la trace pubertaire ». La spécificité du concept de pubertaire y est explicitée:
« Cet initiateur n'est pas seulement l'accomplissement d'un projet fantasmatique infantile plus ou moins en attente sur le modèle de l'après-coup, ni adaptation du Moi à la nouvelle réalité. Il engage de l'originaire (ni commencement ni recommencement). Les expériences pubertaires traduisant l'intrusion en son temps de la passion génitale dans la tendresse de l'enfance sont dites dans la cure des adultes, retrouvées mais rarement relatées, plutôt évoquées… Ces souvenirs méritent qu'on leur destine un arrêt sur image en tant que phénomène d'histoire, sans chercher à les inscrire comme remémorations plus ou moins répétitives des scènes infantiles. Ce que j'ai nommé la scène pubertaire prend le pas sur la scène primitive. »
C'est bien dans cet énoncé que gît la force de l'assertion de Gutton. Il y a donc pour cet auteur une grande surdité psychique et contre-transférentielle à