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Le sexuel envisagé dans la cure est, bien sûr, le sexuel infantile.
Ce sexuel est au centre de la cure de façon double.
D'une part, en tant que structure signifiante: qu'il s'agisse de la reviviscence de la configuration infantile (plus largement que « névrose infantile ») qui s'y déroule, ou de la réorganisation narcissique et pulsionnelle qui s'y opère, c'est dans les termes de l'Œdipe que l'on peut les comprendre. En raccourci, on pourrait dire que la cure traduit la part de la psyché qui est capable de se rejouer dans les scénarios de la sexualité infantile (l'aspect interprétatif de la cure), et essaie de donner une chance à la part qui n'a pu s'organiser selon cette sexualité infantile de s'y inscrire. (C'est l'aspect constructif de la cure.)
D'autre part, il l'est en tant que voie méthodologique, puisque l'accent mis sur le transfert suppose que la transformation qu'on en attend repose sur une actualisation pulsionnelle orientée par la présence de l'analyste, et donc sur une sexualisation qui utilise le cadre matériel de la cure et ses dérivés.
Je vais essayer de montrer comment la cure d'un patient, que par facilité nous dirons état-limite, s'est organisée quant à cette question du sexuel. Je signale au préalable deux points qui m'ont intéressée, et qui organiseront mon propos.
Le premier est la constatation d'une relative indépendance, dans la suite associative, de l'évolution des théories sexuelles du patient en processus primaire, dans les rêves en particulier, et de l'élaboration des expériences vécues