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« On t'enverra mes doigts pour soulever les choses… »
En écoutant Gilbert Diatkine questionner la sexualité infantile dans la cure de Richard avec Melanie Klein, je n'ai pu m'empêcher de penser au traitement de Piggle avec Winnicott, psychothérapie où la curiosité sexuelle de Piggle à l'égard de ses parents et des fantasmes originaires est au centre du traitement. Il n'est pas sans intérêt, concernant Winnicott tant décrié quant à l'écoute de la sexualité sous son versant pulsionnel et dans le registre œdipien, de s'attarder sur ce traitement où le sexuel est omniprésent. Ici même à Deauville, Gilbert Diatkine, évoquant le reflux de la sexualité dans la psychanalyse contemporaine et ses origines, a dénoncé le « point extrême » atteint avec Winnicott – il s'agissait, il est vrai, du traitement particulier de Margaret Little.
Qu'en est-il du traitement de « Piggle »?
Piggle n'a que 2 ans et 5 mois lorsqu'elle consulte Winnicott. Depuis la naissance de Suzy, sa petite sœur, alors que cette naissance « est bien trop tôt pour elle », selon les dires de sa mère elle-même, Piggle est envahie par des terreurs