You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Celui qui permettra à l'humanité de la délivrer de l'embarrassante sujétion sexuelle, quelque sottise qu'il choisisse de dire, sera considéré comme un héros. »
Freud a été « celui par qui le scandale arrive ».
Dans ses Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), il a soulevé deux scandales: celui de la sexualité infantile et celui de la sexualité à prédisposition perverse de l'humain adulte.
Freud était un homme de 49 ans, respectable. On l'a jugé malfaisant et obscène, on a cessé de le saluer dans la rue.
Il a laissé sous le voile de l'énigme un troisième scandale, un « continent noir » à explorer, celui de la sexualité féminine – ou, plutôt, celui la sexualité des femmes.
L'argument de ce colloque s'interroge: les changements socioculturels ont-ils pour autant bouleversé l'enjeu du sexuel infantile, tel qu'il est apparu à Freud? Sommes-nous en mesure d'articuler les changements induits du dehors et ceux venus du dedans? Que faire de cette articulation, lorsqu'elle se heurte à la différence radicale entre sexualité adulte et sexualité infantile, celle-ci constituant notre seul repère spécifique? Pouvons-nous appréhender les « nouvelles figures » de la sexualité adulte ou adolescente autrement qu'à partir de l'écoute transférentielle?
Je tenterai une réflexion sur ces interrogations à travers l'évolution de certaines positions intrapsychiques et socioculturelles en relation avec les trois scandales soulevés par Freud à partir des Trois essais.