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Au cours du Congrès de Deauville 2007, la question inaugurale: « Comment apparaît le sexuel infantile dans la séance? », s'est vite prolongée par une autre question: « Et qu'en fait le psychanalyste? » Rappelons que le colloque avait auparavant renoncé (malheureusement!) à traiter la question initialement prévue: « Le sexuel infantile vis-à-vis des bouleversements sociaux ». Si ce thème paraissait impossible à traiter, il me semble qu'il s'infiltre quand même, en filigrane, dans les observations cliniques et les discussions telles qu'elles se sont développées au cours de ces journées d'octobre.
Les deux cas présentés ont montré de manière convaincante qu'en effet ce sexuel, on le voit apparaître au cours des séances. Le cas très dense et riche rapporté par Emmanuelle Chervet en donne une bonne illustration. Mais il montre aussi que, dans les cas limites ou les personnalités narcissiques, voire psychotiques, le sexuel apparaît sous des formes qui ne sont pas toujours reconnaissables. Il se manifeste alors par les identifications projectives, les retours du traumatique, des chutes narcissiques, la passivation qui camoufle une violence meurtrière, comme c'est le cas pour le patient d'Emmanuelle Chervet: un homme qui boit, qui erre dans les bars homos, qui se soustrait aux contraintes du monde du travail et qui écrit des nouvelles. Quel genre de nouvelles? On ne le sait pas. Je l'imagine écrivant des polars comme certains écrivains alcooliques américains. Ce serait une manière de sublimer les fantasmes de meurtre qui apparaissent dans le matériel clinique.
Quant au cas présenté par Josiane Chambrier, cas complexe et passionnant, on a vu à quel point les éléments cliniques – dans un tissage difficilement démêlable de somatisations, de réactions thérapeutiques négatives, d'expression