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Ces deux opuscules qui datent de 1977 et 1978 nous donnent l'occasion de connaître Bion dans sa pratique quotidienne et dans ses réflexions qu'il estime être au cœur de l'expérience analytique. Les thèmes abordés dans ces deux ouvrages se recoupent et s'éclairent mutuellement. Ils poursuivent la démarche de l'auteur initiée dans la parution des Séminaires italiens (Rome, 1977). W. R. Bion, durant ces journées, tient à transmettre ce qu'il tient comme essentiel au crépuscule de son existence (1897-1978).
Ainsi, nous assistons à sa rencontre avec plusieurs groupes de psychanalystes confirmés et déjà familiers de son œuvre. Mais, à New York, les participants attendent un maître à penser. Bion refuse ce rôle. Il déconcerte l'auditoire qui poursuivra pourtant son questionnement et les demandes de précision que l'on peut interpréter comme émanant d'une « curiosité avide » que dégage un groupe animé d'espoir messianique et dont l'hypothèse de base reposerait sur la dépendance. À São Paulo, la rencontre est différente, les participants ont déjà travaillé avec Bion. L'atmosphère de partage évoque l'associativité créatrice d'une séance féconde. Enfin, à Los Angeles (Quatre discussions avec Bion), le dialogue, d'abord plus traditionnel, va évoluer au cours des entretiens dans une authentique dynamique groupale.
Comment communiquer la psychanalyse ? Comment communiquer entre psychanalystes ? Ces questions restent indissociables de celles qui ne doivent cesser de surgir dans le déroulement de la cure. Au travers du partage d'une expérience liée à la rencontre elle-même, Bion vise à promouvoir la redécouverte