You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
La revue, comme nous le savons déjà, s'attache à publier des contributions extrêmement variées, liées entre elles, non pas par un thème particulier central, mais par l'intérêt apporté à l'approfondissement de nos réflexions autour de la psychanalyse.
Le premier texte, bien dans l'air du temps, s'intitule « La mortification narcissique de l'homme vieillissant ». Dans une énième version du mythe de Narcisse, Martin Teising nous apprend qu'au moment où le jeune homme s'absorbe dans le ravissement de la contemplation de son image, le vent vient rider la surface de l'eau et qu'ainsi Narcisse prend conscience des transformations que le temps qui passe lui réserve.
Le self se montre relativement résistant au processus du vieillissement. C'est à l'occasion de la survenue du constat inéluctable de l' « inévitabilité » des effets du temps que le conflit se manifeste. Et ce n'est pas un hasard que Narcisse soit du genre masculin… L'identité de genre, nous rappelle notre auteur, est une composante centrale de la perception de soi. Il est fondamental pour le développement de cette identité de genre masculin de réaliser le fait d'être différent de l'objet primaire maternel. La « crise initiale », comme Diamond l'a exposé en 2004, surgit de la tension entre le désir masculin d'union avec le féminin et la nécessité d'avoir à « prendre des distances et se différencier ». Lorsque cette séparation, cette différenciation, a été vécue comme une perte ou comme une expulsion, une vulnérabilité narcissique spécifiquement masculine apparaît, pouvant prendre des proportions critiques. Ces crises phalliques-narcissiques peuvent, cependant, offrir des opportunités de développement, à condition qu'un processus de deuil puisse se faire jour.
L'auteur s'intéresse au comportement du roi Lear, ce vieil homme dont les souhaits d'omnipotence narcissique, superficiellement déguisés en altruisme, exercent sur ses filles une pression sadique, attendant d'elles un amour exclusif jusqu'à la fin… Puis voici l