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La lecture du beau rapport de Jacques Press me fait lui adresser un grand compliment et une petite critique. Le compliment, tout d'abord : je le trouve authentiquement winnicottien dans sa démarche. La critique, ensuite : je le trouve authentiquement winnicottien !
L'auteur rejoint en effet de manière très précieuse la position d'identification de l'analyste au patient quelle qu'en soit la structure, privilégiant le travail du contre-transfert et ne désespérant jamais d'une reprise intégrative grâce à une régression dont le principal danger serait que l'analyste ne la craigne. Il le fait avec une sincérité et un engagement qui rappellent heureusement une part essentielle de l'éthique analytique.
De manière curieuse, Jacques Press est amené, comme Winnicott, à prendre certaines positions plus critiquables, par exemple à voir souvent la compréhension sexuelle du matériel comme défensive face aux problématiques narcissiques précoces et à la problématique identitaire – rejoignant aussi, là, M. de M'Uzan. Est-ce une cohérence permettant de ne point éviter la régression ? C'est une première interrogation que je lui soumets.
Cette position de fond, parfaitement respectable, amène en effet quelques critiques et surtout des questions. Celles-ci ne se résument pas à un problème de vertex, même si les problèmes épistémologiques posés par notre thème sont sérieux : Michèle Bertrand s'y est attachée avec pertinence.
Freud conceptualise l'interne de la psyché – ce qui amène à une aporie si nous nous intéressons, avec Jacques Press, aux traumatismes précoces d'avant l'avènement de la séparation dedans/dehors. Winnicott regarde une