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Comme nous l'ont fort bien montré les rapporteurs, la notion de construction est présente tout au long de l'œuvre de Freud. Elle entretient des relations de similitude avec celles de production, de formation, d'élaboration, de perlaboration, de transformation, et bien sûr avec celle de déformation. Freud considère celle-ci comme la plus fondamentale. En 1900, il l'inscrit en tant que titre du chapitre IV de L'interprétation des rêves, puis il déclare qu'elle constitue sa seule authentique découverte, sa seule originalité, tous ses autres apports relevant, de son propre aveu, de cryptomnésies issues de l'ampleur de ses lectures d'adolescence1, 2.
C'est seulement en 1937 que Freud consacre à la construction sa célèbre étude où il en fait un mécanisme impliqué dans toutes les productions de la psyché, et plus particulièrement dans toutes les théories qu'elle génère. Elle apparaît alors sous deux aspects : tout d'abord en tant que modalité de réminiscence, ce qui la relie à la remémoration et à la répétition telles qu'étudiées en 19143, au point que nous pourrions rebaptiser ce dernier article : « Remémoration, répétition, construction ». Puis elle acquiert encore un autre sens, étayé sur les travaux de 1920, en particulier sur la répétition telle qu'elle se présente dans le jeu des enfants, donc non plus seulement en tant que modalité mnésique, mais en