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Aucun des deux rapports, que ce soit celui de Michèle Bertrand ou celui de Jacques Press, chacun selon son cheminement singulier, n'éludent le problème épistémologique posé à la psychanalyse par la notion de construction. Cette question, Freud lui-même l'a envisagée, puisque, au tout début des « Constructions en analyse », il imagine un interlocuteur reprochant au psychanalyste de procéder à une forme de jeu de dés duquel, selon l'adage « Face je gagne, pile tu perds », l'analyste sortirait toujours vainqueur, quelles que soient l'interprétation ou la construction proposées. Depuis sa parution, sur ce même thème de la suggestion et d'une forme de doxa imposée par l'analyste, ce texte de 1937 a fait couler beaucoup d'encre, notamment lors de la parution du livre retentissant de F. Roustang1 dans lequel ce dernier y voit la preuve des relations étroites et indémêlables qui lieraient la psychanalyse à l'hypnose et à la suggestion.
Dans la cure analytique, n'avons-nous affaire, comme l'a soutenu Wittgenstein2, qu'à des raisons ou à des systèmes de motivations qui ruineraient ainsi du même coup toute possibilité de détecter au fondement des événements psychiques, mis au jour par le transfert, des causes ou une causalité psychique ?