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Le long de plages infinies, des enfants jouent.
La vérité historique en analyse, le besoin de la connaître et de l'éprouver, comme le rappellent justement mes collègues, je vais la considérer, d'une part à partir de son apparition dans la rencontre analytique, c'est-à-dire dans quel dispositif elle va survenir, et de l'autre par quel processus elle va se former. Il s'agit donc de son parcours dans le lieu, le temps de l'espace analytique et des aléas de sa métabolisation dans la relation analytique. Pour cela, j'envisagerai successivement quatre phases et je ferai quatre remarques.
Si l'on définit la vérité historique comme « événementielle », et la vérité subjective comme psychique, nous dirions que la vérité subjective est le révélateur et le résonateur de la vérité historique. Ainsi la forme et la substance de la vérité psychique feraient-elles écho à l'histoire.
Sinon qu'il n'en est pas toujours ainsi. Pour des raisons diverses, la vie psychique n'a pu se déployer : par des faits déplacés de l'histoire de façon brute, par des adhérences à des expériences traumatiques, par des limitations défensives. C'est pourtant bien à travers cette vérité subjective que l'on découvre l'autre vérité, historique, mais la découvre-t-on vraiment ? Peut-on la découvrir quand le sujet n'est pas là et que l'histoire n'est plus là ? Et a-t-on besoin de la connaître pour ce qu'on y trouve ou pour ce qu'on y cherche ?
De la place de l'analysant, de l'analyse et de l'analyste, il nous semble que l'on est dans la situation de l'observateur d'un ciel étoilé, le point de vue de l'acteur