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Nous nous arrêtons sur la proposition de J. Press (2007) : « Il s'agit moins de construire le fait passé que le regard qui permet de le voir, d'exister, moins d'interpréter un contenu que de construire la forme qui permet au contenu d'advenir. » L'auteur, lorsqu'il parle de « contenu d'advenir », pense aux parties du psychisme qui n'ont pu se réaliser et laissent des lacunes dans le tissu psychique. De son côté, Freud (1937) considère que les constructions sont des actes analytiques usuels, ceux qui sont habituellement appelés interprétations. Par ailleurs, il écrit, relativement à l'objet psychique et à la construction : « L'objet psychique est incomparablement plus compliqué… et notre connaissance n'est pas assez préparée à ce que nous devons trouver, parce que la structure intime de son objet recèle encore beaucoup de mystère… Pour l'analyste, la construction n'est qu'un travail préliminaire. » Lors du travail préliminaire, l'analyste, selon Freud, élabore un fragment de construction et le propose à l'analysant dans un but d'agir sur lui, alors que, simultanément, il prépare le suivant qui découle des réactions de l'analysant au fragment précédent, et ainsi de suite jusqu'à la fin. Nous proposerions comme exemple de travail préliminaire la mise en place de l‘« échafaudage » qui soutient et donne forme aux matériaux de la construction et permet également l'accès aux différents étages de l‘« immeuble ».
Bion (1965) se réfère à la critique que Berkeley formule à l'égard de Newton, à qui il impute les péchés d'illogisme et d'argument circulaire, lors de la démonstration de la théorie du calcul différentiel. Newton avait en effet utilisé dans ses équations les fluxions, éléments mathématiques énigmatiques,