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En psychanalyse, un sujet qui souhaite donner une seconde chance à ce qui est advenu rencontre une vérité qui menace de le désarçonner. En quoi, pourquoi et comment cette vérité devient soutenable et acquiert, de surcroît, le pouvoir singulier de soigner ? Cette question désigne une inconnue qui questionne le statut épistémologique et la pertinence clinique de notre savoir et a fait éclater en morceaux le consensus dans le mouvement psychanalytique. Pour nous sortir de ce mauvais pas, nombreux sont ceux qui appellent de leurs vœux une métathéorie permettant de dialoguer sans nous embarrasser de la question de la vérité. Ravi que Jacques Press tienne bon devant cette sirène, j'ai souhaité lui faire part de mon point de vue sur quelques retombées cliniques et épistémologiques de la position exprimée par Freud sur la construction et qui sont reprises également dans son rapport1.
Freud a été obsédé par la question de la vérité de ses découvertes. Dans de nombreux ouvrages, il se montre excessivement soucieux de valider son