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« En somme, écrit M. Khan, il s'agit du compte rendu d'une “recherche dans la façon de se laisser utiliser, de devenir le serviteur d'un processus”.
« Oui, du processus travaillant à l'autoguérison du patient. »
M. Milner1.
Mon très large accord avec la manière « générative » dont J. Press envisage les constructions en psychanalyse me conduit à présenter ce travail qui rencontre, sur bien des points, les propositions du rapporteur, en particulier sur l'idée fondamentale que l'analyste, lors de certaines analyses difficiles2, loin d'avoir à « déchiffrer un texte de l'inconscient », doit viser à la « construction aléatoire d'un espace commun où pourra advenir un véritable échange, échange dont l'enjeu est l'advenue d'une pulsionnalité n'ayant pas, jusque-là, trouvé sa place ». Cet échange, le rapport de J. Press l'atteste bien, passe par d'autres registres que celui de la symbolisation secondaire langagière; il engage l'affect, la mémoire sensorielle, corporelle – celle des traces mnésiques –, passant par la mise en crise des limites Moi/non-Moi, tous registres que j'ai explorés dans Les balafrés du divan3.
Autrement dit, la psychanalyse première topique (le système refoulement-affect-représentation – système RAR de J. Cournut) a cédé la place de nos jours, pour des raisons complexes où le socius tient une place non négligeable, à une psychanalyse en deuxième, voire pour certains en troisième topique, dans laquelle le clivage remplace le refoulement, ce qui entraîne du