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Au fil de sa célèbre métaphore, Freud (1937) écrit : « […] pour l'archéologue, la reconstruction est le but et la fin de son effort, tandis que pour l'analyste la construction n'est qu'un travail préliminaire. »1 Il avait préalablement précisé : « La façon et le moment de communiquer ces constructions à l'analysé, les explications dont l'analyste les accompagne, c'est là ce qui constitue la liaison entre les deux parties du travail analytique, celle de l'analyste et celle de l'analysé »2, et souligné le doute qui s'attache à ces constructions qui dépendent de l'assemblage des « restes conservés », alors que les objets retrouvés dans une couche peuvent avoir été déplacés par une « perturbation ultérieure ». Les particularités théorico-techniques de la rencontre analytique avec l'enfant éclairent parfois nos discussions sous des angles renouvelés; c'est le cas de la place du passé dans les cures d'enfant, avec qui il ne s'agit à l'évidence pas de retrouver « l'image fidèle des années oubliées »3, mais il serait peut-être désinvolte de méconnaître les liens qui l'attachent à la vérité historique.
Pour illustrer une de ces perspectives, j'évoquerai une brève séquence clinique, tirée d'une consultation dite « thérapeutique ». Zoé, 9 ans, que je revois en consultation, me parle avec entrain, et une aisance croissante au fil des rencontres depuis un an, d'une nouvelle activité régulière : elle fait de l'équitation le mercredi depuis quelques semaines, activité qu'elle avait découverte pendant