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L'adaptation à l'analyse avec des enfants de la technique de construction que Freud a décrite dans son article de 1937 me semble très problématique, et personnellement je préfère ne pas l'utiliser.
« On peut parler de construction quand on présente à l'analysé une période oubliée de sa préhistoire », a écrit Freud.
Cette conception s'accorde mal avec le titre trop psychogénétique de notre table ronde. « Construction de l'enfant à l'adulte »1 n'a pas grand-chose à voir avec la construction dans l'analyse décrite par Freud, qui est une construction de l'adulte à l'enfant « perdu » et retrouvé sur le divan. Cette construction-là suit nécessairement un cheminement régrédient qui est le propre de la méthode psychanalytique.
Or parler de construction de l'enfant à l'adulte, c'est, au contraire, parler d'une progression. C'est aussi confondre l'infantile et l'enfant de la réalité.
Si l'Homme aux loups avait fait une cure analytique dans l'enfance, une construction comparable à celle que Freud lui a proposée dans son analyse d'adulte aurait-elle vu le jour ? Je ne le crois pas.