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« Il attendit derrière la porte, frottant ses pensées, éclaircissant son front, y introduisant en marche forcée des nuages, des billes, des ciels bleus. Parce que, dans la chambre, dormait un enfant de neuf mois. Et l'on ne sait jamais avec les enfants. Capables de transpercer un front, d'entendre les idées gronder, de sentir la sueur de l'angoisse et, pour finir, de voir un cerf éventré dans la tête d'un père. »
« Identification à l'agresseur » : que la même expression puisse désigner deux ordres de phénomènes très différents fait d'emblée problème. Il faut préciser si l'on parle de la description donnée par Anna Freud ou bien de celle proposée par Ferenczi. Opposer une forme structurante et maturative d'un procédé de défense à une forme pathologique et gravement toxique d'une « solution » où l'on voit mal la mise en œuvre d'une défense (en tout cas active), compte tenu des circonstances d'immaturité et de passivation qui règnent alors pour le sujet. On ne parle pas du tout de la même chose, alors pourquoi une formulation identique ? Y a-t-il quelque intérêt ou vérité à y trouver, fût-ce celle d'une aporie ? Dira-t-on que l'une des formes (Ferenczi) est le négatif de l'autre ? Ou bien la contradiction se résout-elle en faisant jouer d'autres oppositions : activité/passivité, interne/externe ou encore identité/identification ? Ainsi, la forme décrite par A. Freud désignerait la prise d'une identité provisoire, jouée, aux fins d'assimilation du contenu problématique qu'elle recouvre. La seconde correspond de fait à une attaque de l'identité du sujet qui s'y trouve soumis.
Qu'une identification puisse être structurante ou aliénante dépendrait donc en première approximation de la nature de l'agression, de la place symbolique et affective qu'occupe l'agresseur auprès de l'enfant, et du degré de maturité psychique auquel celui-ci a pu parvenir. Notons que nous sommes là de fait