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Les questions épistémologiques discutées par les psychanalystes cherchent à mieux cerner la psychanalyse comme méthode. Je pense au livre de G. et S. Pragier (2007) sur le passage d'une conception linéaire de la causalité à celle de l'hypercomplexité, ainsi qu'aux controverses sur la part d'implication subjective du psychanalyste dans la construction de ses interprétations. Lorsque Freud définit, dans sa mise au point de 1923, la psychanalyse comme un « procédé pour l'investigation des processus animiques » qui ne pourraient pas être connus autrement, il ne précise pas si le « procédé » s'applique préférentiellement à la clinique et le présente comme utilisable dans d'autres situations.
On peut reposer, dans ce contexte de discussions, le problème de la psychanalyse dite appliquée, en particulier à la littérature, ce que je ferai à partir d'un débat avec Édouard Glissant1 (poète, romancier et essayiste français né en Martinique) sur l'œuvre de l'écrivain américain William Faulkner, ainsi qu'à l'occasion de la parution du livre d'André Green sur l'écrivain anglais Joseph Conrad .
A-t-on en effet suffisamment tiré les implications du propos de Green sur le psychanalyste devenant l' « analysé du texte » littéraire qu'il approche avec une « épistémologie subjective », son interprétation étant avant tout celle « qu'il doit se donner à lui-même des effets du texte sur son propre inconscient » ?