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Soumettre aux échanges, à l'exploration la notion d'inhibition vient du constat que cette notion, d'une évidence clinique indéniable et présente dans toute l'œuvre freudienne comme processus psychique incontournable, n'a cependant pas suscité un grand nombre d'élaborations… depuis le 32e Congrès des psychanalystes de langues romanes de 1972 consacré à l'étude de l'inhibition intellectuelle. Si elle n'est pas référencée dans le Vocabulaire de Laplanche et Pontalis, et est absente du dictionnaire des termes winnicottiens, Freud lui a cependant consacré le premier chapitre d'Inhibition, symptôme et angoisse, en 1926, à un moment charnière de sa théorisation.
Comment comprendre cette relative méconnaissance ? D'un problème de définition du concept et de son champ, peut-être… Synonyme d'opposition à un acte en termes de jurisprudence, l'inhibition est reprise par Freud essentiellement dans son acception médicale, neurophysiologique, comme « une limitation fonctionnelle du Moi », allant du normal au pathologique, soulignant ainsi que le terme couvre un vaste champ, qui va du processus psychique lui-même à sa mise en œuvre sur un mode pathologique dans la formation du symptôme. De fait, la difficulté à penser l'inhibition vient peut-être de ce que Freud, au décours de son œuvre, n'élève pas l'inhibition au statut d' « outil » métapsychologique mais lui conserve cette pluralité de registres : l'inhibition comme processus psychique, nécessaire au fonctionnement de la psyché et à la constitution du Moi, mais aussi l'inhibition comme résultat phénoménologique d'un processus, soit purement défensif, soit pathologique comme formation symptomatique.
En 1926, Freud considère dans un premier temps l'inhibition dans sa version phénoménologique. Il passe en revue sa mise en œuvre dans la perturbation des différentes fonctions du Moi, « la fonction sexuelle, l'alimentation, la locomotion et le travail professionnel ». Il remarque aussitôt la relation de l'inhibition