You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Cet essai constitue un hommage à cette conception freudienne subversive du temps et de la causalité psychiques qu'est l'opération de Nachträglichkeit. C'est en effet ma conviction que l'après-coup subvertit ce que le sens commun véhicule, c'est-à-dire un sens qui épouse une conception chronologique et unilinéaire de la temporalité et de la causalité psychiques : il subvertit la croyance qu'il y aurait simplement un « avant » qui expliquerait un « après ».
J'ai choisi les aspects du concept qui me semblent le mieux s'articuler avec la construction, prise elle aussi au sens freudien. Cette articulation sera le fil rouge de ma présentation, dans la perspective théorico-clinique de la cure analytique2.
J'ai proposé pour la première fois, du moins à ma connaissance, l'articulation entre le concept de Winnicott « crainte de l'effondrement » et celui d'après-coup (Faimberg, 1998), ce que je vais développer plus loin.
Lacan est, comme nous le savons, le premier à avoir attiré l'attention en 1953 (voir aussi 1965), dans le cas de l'Homme aux loups, sur la conception freudienne particulière de la temporalité qu'est la Nachträglichkeit, et qu'il considérait alors comme propre à la psychose. Mais c'est à Laplanche et Pontalis