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Il est frappant de constater que le titre de ce livre s'inscrit dans une question qui, nous semble-t-il, peut s'entendre comme l'écho d'une discussion qui s'est déroulée en 1984 lors d'un colloque2 sur le thème de la pulsion de mort.
Déjà, en 1983, l'auteur avait articulé le narcissisme et la pulsion de mort dans la mise en valeur d'une négativité du narcissisme.
Lors de ce Colloque, la question était formulée différemment, c'est-à-dire : quelle était « la place de la fonction et de l'économie de la pulsion de mort au sein de l'appareil psychique : sa valeur heuristique dans la tentative de représentation théorique du fonctionnement psychique » ? Résumons les enjeux tels qu'ils se présentaient à l'époque. Si l'existence du conflit psychique est une idée centrale qui concerne la vie psychique et fait l'unanimité de tous les psychanalystes, l'exigence de Freud quant à la thèse d'un conflit pulsionnel fondamental doit rendre compte « du fait que ce conflit est répétable, déplaçable, transposable et que sa permanence résiste à toutes les transformations de l'appareil psychique ».
Pour A. Green, Freud postule un conflit originel fondamental et premier à partir de ce constat.
Tout en soulignant un glissement entre pulsion sexuelle et fonction sexuelle comme moyen de connaître Éros avec lequel elle ne se confond pas, la question se présentait ainsi : quelle serait la fonction qui pourrait jouer le rôle correspondant