You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans la collection « Adolescence et psychanalyse » (Paris, In Press, 2008) vient de paraître cet ouvrage, où Kati Varga prolonge et peaufine une réflexion déjà commencée avec son premier livre (L'adolescent violent et sa famille. Psychothérapie des liens de dépendance, Paris, Payot, 1996). Elle y défend une place volontairement décalée, où le savoir-faire du thérapeute s'adresse non seulement au parent en difficulté, dans le hic et nunc de la rencontre, dont la vie difficile que lui fait mener (et que mène, bien souvent) l'adolescent en difficulté n'est que le pré-texte, mais aussi à cet adolescent physiquement absent de la scène, pourtant tout entière par lui occupée (préoccupation constante du parent consultant et motif avéré de sa plainte).
Dans son avant-propos, Kati Varga, montrant la complexité, si difficile à démêler, des liens intrafamiliaux, pose d'emblée la question princeps qui l'occupe et la préoccupe : quelles sont les capacités de symbolisation chez l'adolescent qualifié de « difficile » et quelle est la capacité de symbolisation possible dans la relation de ses parents avec lui ?
Elle interroge donc l'intersubjectif, sans négliger l'intrapsychique, travaillant sur ces deux axes en parallèle.
Elle propose, à preuve de ce double travail, une nouvelle investigation du cas de la jeune homosexuelle freudienne : aujourd'hui, on dépasserait le constat de ses symptômes et de ses passages à l'acte pour explorer davantage les rôles tenus par ses parents dans l'objectif externe et dans la construction qu'en a fait la jeune fille dans son organisation psychique.