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« Il n'est pas d'exemple qu'une analyse se déroule sans manifestation d'un transfert latéral. Le plus souvent, il n'est pas fondamentalement résistance au transfert, mais en constitue une variante oppositionnelle; tout dépend de sa valeur contrapuntique et de l'ouverture dialectique qu'il autorise ou aliène. »
Le traumatisme - ou, plutôt, le « traumatique »2 - est au cœur du transfert latéral, dont la survenue au cours d'une cure analytique est l'indice de la reviviscence. C'est ce traumatique, témoignant de la violence pulsionnelle du transfert homosexuel débordant les capacités d'élaboration représentationnelle du patient, qui est à l'origine d'un transfert latéral chez l'Homme aux rats, comme le montre bien Paul Denis dans sa lecture du texte de Freud. Mais le récit du patient à son analyste de l'épisode du « capitaine cruel », qui suscite la reviviscence de ce traumatique, est aussi une mise en scène, dans le « double transfert sur la parole et sur l'objet »3, d'un fantasme homosexuel sadomasochique. Ou plutôt une tentative dans le sens du rêve, tentative d'accomplissement de désir4. C'est une reviviscence traumatique analogue qu'induit le récit de la scène de la douche avec son père par le patient de Laurence Kahn, un récit qui répond aussi à une tentative visant à transformer une scène traumatique en