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Note de la rédaction. — Nous republions ici un texte paru dans le n° 3 (automne 1981) des Cahiers du Centre de psychanalyse et de psychothérapie de l'Association Santé Mentale dans le 13e arrondissement de Paris. Ce numéro, intitulé « Le personnage tiers », a marqué un moment important dans l'élaboration collective de cette institution : Évelyne Kestemberg, à l'époque directrice du Centre, y publie son article princeps sur le « personnage tiers » (réédité in É. Kestemberg, La psychose froide, pp. 145-177 et 179-199). Le concept du personnage tiers s'intègre dans la problématique plus générale de la tiercéité, tout en s'en distinguant par certaines caractéristiques essentielles. Il est « externe » (É. Kestemberg le décrit comme « objet externe »), ce qui implique une présence dans l'actuel du sujet. Il n'est pas le déplacement et la projection d'instances surmoïques ou idéales du sujet, même si de tels éléments contribuent à sa composition. Il est surtout caractérisé par sa qualité de garant de l'unité narcissique du sujet et, de ce fait, il se rapproche de l'objet fétiche. Dans les élaborations du Centre de psychanalyse, il est apparu que ce personnage tiers était incarné par le directeur du Centre : Évelyne Kestemberg recevait en premier entretien tous les patients qui y étaient adressés, avant de les confier à l'un des thérapeutes, et leur indiquait qu'elle restait à leur disposition tout au long de leur traitement avec le thérapeute. Bien que les deux notions soient distinctes, celle du personnage tiers s'intrique naturellement avec celle du transfert latéral. Aussi, dans le même numéro que celui publiant l'article d'Évelyne Kestemberg sur le personnage tiers, a également été publié un texte collectif traitant de la question du transfert latéral. C'est ce texte que nous republions ici.