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C'est un texte de H. F. Smith (Cambridge, Mass.) qui ouvre la rubrique « Psychoanalytic Theory and Technique » de ce numéro. Son article : « Un acte de foi : le pardon est-il utile ? », s'intéresse au concept de « pardon » que certains ont voulu introduire dans le corpus analytique. La société (américaine) semble imprégnée par ce concept, qui a su même pousser ses ramifications dans l'analyse. C'est donc plus d'un regard sur un débat nord-américain qu'il s'agit ici que d'une thématique à laquelle nous sommes habitués. À partir d'un passage du Roi Lear (Lear à Cordelia : « Je vous prie, maintenant oubliez et pardonnez; je suis vieux, et ma raison est affaiblie », acte IV, scène 6) - Smith s'était déjà penché sur ce concept, mais il a vu son intérêt relancé par l'abord de textes analytiques. Après avoir rappelé que le « pardon » imprègne les religions (quoique avec des nuances différentes de l'une à l'autre), il le situe parmi ces concepts qui, sous couvert d'un seul terme, embrassent des réalités cliniques très différentes les unes des autres. Il se centre ensuite tout particulièrement sur un cas clinique développé par Siassi en 2004 dans le Psychoanalytic Quarterly. Celle-ci y postulait « un besoin inconscient de pardonner », qui protégerait le travail de deuil et qui serait motivé par la réparation d'une blessure narcissique. D'autres auteurs (Akhtar et Lansky) sont aussi mentionnés. Le Marchand de Venise de Shakespeare est utilisé comme argument pour montrer comment la clémence de Shylock envers son débiteur lui est demandée par une Cour chrétienne