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« Tantôt l'Amour réunit tout en un; et tantôt la Haine divise tout en deux. »
« Comme on dit “faire l'amour”, il faudrait pouvoir dire “faire la haine”. C'est bon de “faire la haine”, ça repose, ça détend. »
Cerner la question des expressions de la haine dans le transfert, c'est avant tout aborder la question du/des transfert(s) négatif(s) - autrement dit, celle des variétés et des variations de l'agressivité, de la violence et de l'hostilité lors du déploiement processuel des transferts dans la cure, que ce soit sous la forme d'un travail psychanalytique de face à face, ou de divan/fauteuil.
L'expérience analytique nous montre que, si ces transferts négatifs ne sont pas abordés et interprétés dans le transfert, ils sont à l'origine et font le lit de facteurs d'immobilisation, d'impasse ou de réactions thérapeutiques négatives qui compromettent la cure, voire conduisent à son échec.
Et c'est précisément à l'étude et à l'évaluation des enjeux métapsychologiques qui président aux difficultés rencontrées dans la cure que S. Freud s'est livré dans son article testamentaire « Analyse avec fin et analyse sans fin »2.
Dans cet article, en donnant à partager son expérience de plusieurs décennies de pratique analytique, il cherche à cerner les ressorts et la portée des forces psychiques qui organisent les destins transférentiels ancrés dans la négativité, et