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En faisant le tour de la Sicile il y a longtemps, je me suis baignée à un endroit appelé Porto Empedocle. Je me suis alors rappelée que Dante parlait d'Empédocle dans la Divina Commedia, plus précisément dans l' « Inferno ». En relisant l' « Inferno », je vis que Dante le citait en très bonne compagnie :
« Je vis le maître de ceux qui savent Assis parmi la famille philosophique Socrate et Platon… Démocrite qui dit que le monde est né par hasard Diogène, Anaxagore et Thalès Empédocle, Héraclite et Zénon » (« Inferno », chant IV, v. 138 et s.)1.
Le « maître » est Aristote. Les personnages qui se trouvent dans ce lieu ne souffrent d'aucune peine, mais ils sont perpétuellement insatisfaits car ils n'ont pas « connu » Dieu.
Et encore au chant XII, v. 42-53, « Inferno » :
« De tous côtés la sombre vallée trembla à tel point que je pensai que l'Univers éprouvait de l'amour, ainsi d'aucuns croient que le monde a été transformé à plusieurs reprises en chaos. »
Dante, par la bouche de Virgile qui l'accompagne, fait ici allusion à la théorie d'Empédocle selon laquelle tout ce qui existe est composé des quatre éléments qui se mélangent par la force de la Philia (amitié) et le Neikos (discorde) qui les sépare. Le grand tremblement de terre ressenti par Virgile, disent les