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Monique Bydlowski, psychiatre et psychanalyste, directeur de recherche à l'INSERM, pionnière des consultations en binôme avec les praticiens de la gynécologie en milieu hospitalier, exploratrice infatigable des questions psychiques touchant à la maternité et à la fécondité, témoin des premières procréations médicalement assistées (PMA) en France, auteur de plusieurs articles et ouvrages parmi lesquels « La transparence psychique de la grossesse » (Études freudiennes, 32, 1991), La dette de vie (1997) et Je rêve un enfant (2000), nous offre, avec son dernier livre, Les enfants du désir, une très belle synthèse de son travail passionné autour de l'infertilité.
Le livre s'ouvre sur un abord historique et socioculturel de la question, où l'auteur met l'accent sur les fantasmes de contrôle omnipotent de l'homme concernant la procréation naturelle, avec la contraception, d'un côté, et les techniques de PMA, de l'autre. Après avoir rappelé le déclin démographique dans le monde, M. Bydlowski analyse la situation dans les pays occidentaux, où le travail et l'instruction des femmes ont retardé l'âge moyen de la première naissance après 30 ans, âge correspondant à une baisse naturelle du taux de fécondité aussi bien chez l'homme que chez la femme. Ce phénomène, généralement mal pris en compte, risque de remplir les consultations de PMA de couples impatients mais pas forcément stériles, faisant la manne des médecins chercheurs et expérimentateurs.
L'auteur met en garde contre l'activisme médical et l'illusion selon laquelle la maîtrise des processus de procréation est possible. « Une telle maîtrise ramènerait