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À l'invitation de l'Organisation psychanalytique de langue française (IVe Groupe), lors de ses Journées scientifiques des 3 et 4 février 2007 intitulées « Contrôle, supervision, analyse quatrième », un certain nombre d'analystes de différentes sociétés sont venus témoigner de la pratique de l'analyse supervisée, telle qu'elle s'exerce au sein de leurs institutions, et c'est une partie de ces communications, voire leur réélaboration après coup, qui se trouve ici restituée, associée à des réflexions inédites sur cette question d'une grande complexité.
Il faut dire qu'au sein des diverses sociétés psychanalytiques cette pratique a jusque-là rarement, si ce n'est jamais, donné lieu à des élaborations approfondies - à l'exception précisément du IVe Groupe qui, depuis plus de trente ans, en fait le pilier de sa conception originale de la formation - tout en étant considérée par tous comme essentielle.
Aussi les auteurs ont-ils été invités à s'interroger sur la singularité de cet exercice généralisé mais fort peu théorisé, en usage dans toutes les associations, et à débattre non seulement des problèmes tant théoriques que techniques qu'elle pose ou des difficultés qu'elle rencontre, voire des impasses auxquelles elle conduit, mais surtout « de la spécificité de l'inconscient qu'elle permet d'explorer [et] de l'expérience originale qu'elle permet d'éprouver » comme l'indique Jean-Jacques Barreau dans son avant-propos.
Jean-Luc Donnet nous livre ainsi, dans sa communication « L'échange interanalytique : le récit et l'écoute », une magistrale élaboration dudit échange